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	<title>Franck Garot</title>
	<link>https://www.franckgarot.net/</link>
	<description>Lou Dark, les 807, Erik Satie, tous les projets litt&#233;raires et musicaux de Franck Garot</description>
	<language>fr</language>
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		<title>Impressionniste</title>
		<link>https://www.franckgarot.net/atelier/prose/article/impressionniste</link>
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		<dc:date>2009-06-08T13:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franck Garot</dc:creator>


		<dc:subject>Paris</dc:subject>
		<dc:subject>100 mots</dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Boudin</dc:subject>
		<dc:subject>Claude Monet</dc:subject>
		<dc:subject>Peinture</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le train de banlieue le menait tranquillement vers la capitale. La peinture achet&#233;e la veille dans son sac, il portait son regard sur la ville qui s'approchait.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait t&#244;t. Il pouvait admirer un panorama que n'auraient pas reni&#233; Monet et Boudin, ses r&#233;f&#233;rences ; un ciel d'estuaire, quoique moins changeant, avec des cama&#239;eux de rose et de bleu, et une lumi&#232;re rasante donnant des reflets cuivr&#233;s aux nuages de ce ciel parisien.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Il descendit du train, il longea les voies jusqu'au tunnel. Il (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.franckgarot.net/atelier/prose/" rel="directory"&gt;Prose&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/paris" rel="tag"&gt;Paris&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/100-mots" rel="tag"&gt;100 mots&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/eugene-boudin" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Boudin&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/claude-monet" rel="tag"&gt;Claude Monet&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/peinture" rel="tag"&gt;Peinture&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le train de banlieue le menait tranquillement vers la capitale. La peinture achet&#233;e la veille dans son sac, il portait son regard sur la ville qui s'approchait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il &#233;tait t&#244;t. Il pouvait admirer un panorama que n'auraient pas reni&#233; Monet et Boudin, ses r&#233;f&#233;rences ; un ciel d'estuaire, quoique moins changeant, avec des cama&#239;eux de rose et de bleu, et une lumi&#232;re rasante donnant des reflets cuivr&#233;s aux nuages de ce ciel parisien.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il descendit du train, il longea les voies jusqu'au tunnel. Il sortit les bombes de son sac et commen&#231;a &#224; taguer son nom : MoneZ.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; le 8 juin 2009 sur &lt;a href=&#034;http://versminuit.blogspot.com/2009/06/les-jivaro-de-luc-michel-fouassier.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Vers minuit&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>Le banc du go&#233;land</title>
		<link>https://www.franckgarot.net/atelier/prose/article/le-banc-du-goeland</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.franckgarot.net/atelier/prose/article/le-banc-du-goeland</guid>
		<dc:date>2007-04-20T14:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franck Garot</dc:creator>


		<dc:subject>Honfleur</dc:subject>
		<dc:subject>Charles Baudelaire</dc:subject>
		<dc:subject>Eug&#232;ne Boudin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Honfleur, mai 1859. Il regarde par la fen&#234;tre le jardin puis, au-del&#224;, l'estuaire o&#249; la brume matinale termine de se lever. Il ne voit pas encore Le Havre, ni les voiles au loin remontant vers Harfleur. Aucun bruit dans la maison-joujou ; sa m&#232;re est certainement sortie. Il d&#233;cide d'aller se promener. Il descend au rez-de-chauss&#233;e, enfile son manteau, h&#233;site &#224; prendre son chapeau, finalement non, il sort sans, descend les six marches pour gagner la rue, cette rue qui portera un jour son nom. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.franckgarot.net/atelier/prose/" rel="directory"&gt;Prose&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/honfleur" rel="tag"&gt;Honfleur&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/charles-baudelaire" rel="tag"&gt;Charles Baudelaire&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.franckgarot.net/mot/eugene-boudin" rel="tag"&gt;Eug&#232;ne Boudin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Honfleur, mai 1859. Il regarde par la fen&#234;tre le jardin puis, au-del&#224;, l'estuaire o&#249; la brume matinale termine de se lever. Il ne voit pas encore Le Havre, ni les voiles au loin remontant vers Harfleur. Aucun bruit dans la maison-joujou ; sa m&#232;re est certainement sortie. Il d&#233;cide d'aller se promener. Il descend au rez-de-chauss&#233;e, enfile son manteau, h&#233;site &#224; prendre son chapeau, finalement non, il sort sans, descend les six marches pour gagner la rue, cette rue qui portera un jour son nom. Il se dirige vers la Seine. Quelques minutes plus tard, il d&#233;bouche sur la place de la batterie avec son phare fra&#238;chement &#233;difi&#233;. Il aper&#231;oit un go&#233;land tranquillement perch&#233; sur un banc face &#224; l'estuaire. Solitaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;rang&#233; par l'homme qui approche, l'oiseau s'envole, irrit&#233;. Le g&#234;neur s'installe sur le banc rendu libre, en &#233;vitant les fientes. Il se rappelle alors des marins du Paquebot-des-Mers-du-Sud lors du voyage pour Calcutta. Ils lui avaient dit qu'en Am&#233;rique du Sud, on utilisait les fientes comme engrais sous le nom de &lt;i&gt;guano&lt;/i&gt;. Il aime ce mot et aimerait l'utiliser dans un po&#232;me. D'ailleurs, il travaille sur de nouvelles pi&#232;ces pour son livre maudit. Lui vient une id&#233;e : une comparaison entre l'engrais et l'inspiration. Il trouve dans les tr&#233;fonds de l'&#226;me et de la l&#226;chet&#233; humaines, l'engrais pour que poussent ses fleurs maladives. Le guano du po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des cris d'enfants le ram&#232;nent en Normandie. Il les observe sur la gr&#232;ve. Ils jouent avec un albatros, comme les hommes d'&#233;quipage sur le bateau. De nouveau il voyage, jusqu'&#224; l'&#238;le Bourbon. Oui, l'albatros jouet des hommes, et son po&#232;me : les ailes de g&#233;ant qui l'emp&#234;chent de marcher, tel le po&#232;te. Et la sc&#232;ne se reproduit aujourd'hui : ces petits monstres ont cass&#233; les ailes du volatile, plaisir sadique, pour moquer l'animal incapable de marcher. Ces enfants deviendront des Pinard, cet Ernest Pinard au proc&#232;s, qui a cass&#233; les ailes du po&#232;te, treize pi&#232;ces exactement, et lui, assis sur le banc de l'albatros, celui des accus&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le guano du po&#232;te, &lt;i&gt;l'Albatros&lt;/i&gt;, et ce go&#233;land qui tourne au-dessus de lui. Il pourrait &#233;crire une r&#233;ponse &#224; son Albatros. Commence alors le travail du po&#232;te, il &#233;labore les premiers vers du po&#232;me. Il reprendrait les m&#234;mes vers, changeant albatros par go&#233;land, puis on d&#233;poserait l'animal sur un banc plut&#244;t que des planches, une r&#233;f&#233;rence &#224; aujourd'hui, il note qu'il faudrait &#233;tudier les diff&#233;rentes familles de go&#233;lands, et amener le guano vers la fin du po&#232;me pour l'analogie avec le po&#232;te&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cris du go&#233;land. Il l&#232;ve les yeux pour admirer le volatile. La brume s'est lev&#233;e mais de longs nuages laiteux cotonnent le ciel. Il se demande si Eug&#232;ne Boudin pourrait en rendre l'effet. Ce peintre l'a impressionn&#233;. Il en parlera dans son compte rendu du Salon de Paris. M&#233;content que le po&#232;te porte son attention sur le ciel, l'oiseau crie davantage en continuant ses r&#233;volutions au-dessus du banc. C'est alors qu'il se soulage d'une exceptionnelle fiente qui va couvrir le visage du po&#232;te.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Baudelaire abandonnera pour toujours le projet d'&#233;crire un po&#232;me sur le go&#233;land.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Publi&#233; le 20 avril 2007 sur &lt;a href=&#034;http://motcomptedouble.blog.lemonde.fr/2007/04/20/le-banc-du-goeland/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mot Compte Double&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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